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Module 2 | Cours – Vulnérabilité et fragilité de la personne âgée
Notion de fragilité et vulnérabilité
Fragilité : conçue comme un syndrome ou une accumulation de risques, la notion de fragilité repose sur l’analyse des caractéristiques individuelles des personnes âgées (caractéristiques biologiques, physiques, puis cognitives et psychologiques, et enfin socio-économiques).
En ce sens, la notion de fragilité est davantage médicale, gériatrique et individuelle. Elle reste proche au niveau déficitaire du vieillissement. (En vieillissant, certains déficits qui apparaissent).
Vulnérabilité : dimension plus positive et dynamique pour observer la situation des personnes âgées, par les capacités à mobiliser des ressources individuelles et collectives. Ex : personne qui vit seule, vulnérable aux achats de démarchages
La notion de vulnérabilité est sociétale et relationnelle. C’est l’analyse de la personne âgée dans son environnement en fonction de ses capacités à activer des ressources individuelles (dont la santé n’est qu’un des éléments) et collectives.
Notion de réserve fonctionnelle et de compensation
- Une réduction des réserves fonctionnelles liées au vieillissement et aux maladies chroniques, aboutissant à un syndrome de fragilité.
- Des facteurs aigus de décompensation qui projettent l’individu dans une situation d’insuffisance fonctionnelle.
Les 4 domaines de surveillance chez la personne âgée
- Dépression : origine d’une perte d’autonomie, d’une dénutrition, hospitalisation…
- Dénutrition : jusqu’à 60% des patients âgés ; impact sur la morbi-mortalité.
- Chute : 1ère cause de décès accidentelle chez les personnes de + de 65 ans, elle va engendrer des hospitalisations. 1ère cause de perte d’autonomie donc entrée en institution. Passé 80 ans, on est sûr de chuter au moins 1 fois.
- Iatrogénie médicamenteuse : les comorbidités et le retard de diagnostic augmente avec l’âge ; principal risque est la polymédication
L’importance de la prévention et de l’évaluation globale
Face à la fragilité et à la vulnérabilité des personnes âgées, la prévention joue un rôle essentiel dans le maintien de leur autonomie et de leur qualité de vie. L’approche gériatrique repose sur une évaluation globale et multidimensionnelle de la personne âgée, prenant en compte ses aspects physiques, psychiques, cognitifs, nutritionnels, sociaux et environnementaux.
Cette évaluation permet d’identifier les signes précoces de fragilité et d’anticiper les risques de décompensation. Elle facilite également la mise en place de plans personnalisés de soins et d’accompagnement, en mobilisant les ressources médicales, paramédicales et sociales autour de la personne. Ainsi, l’intervention coordonnée des professionnels de santé, des aidants et des structures de soutien contribue à préserver au maximum les capacités fonctionnelles de la personne âgée et à retarder l’apparition d’une perte d’autonomie.
Outils D’évaluation Gériatrique liés à la fragilité et la vulnérabilité
Voici le tableau récapitulatif des principaux outils d’évaluation gériatrique que vous pouvez être amené à utiliser en tant qu’aide-soignant(e). Il vous permet de visualiser rapidement les outils régulièrement utilisés ou tout au moins rencontrés, ainsi que leurs objectifs spécifiques.
Outil d’évaluation | Objectif de l’outil |
GIR (Groupe Iso-Ressources) | Évaluer le niveau d’autonomie et déterminer le besoin d’aide |
MNA ( Mini Nutritionnal Assessement) | Évaluer l’état nutritionnel de la personne âgée |
Test de Tinetti | Évaluer les risques de chute (équilibre et marche) |
Test de Get-Up and Go | Évaluer l’équilibre et la mobilité |
Outil d’évaluation | Objectif de l’outil |
Test de Folstein (MMSE) | Évaluer les capacités cognitives |
Échelle de dépression gériatrique (GDS) | Dépister la dépression chez la personne âgée |
Score IADL (Instrumental Activities of Daily Living) | Évaluer l’autonomie dans les activités instrumentales (courses, téléphone, ménage…) |
Score ADL (Activities of Daily Living) | Évaluer l’autonomie dans les activités de base |
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Module 2 | Cours – La maltraitance
Définition de la maltraitance et données de l’OMS
Maltraitance (selon l’OMS) : acte unique et/ou répété, ou l’absence d’intervention appropriée, dans le cadre d’une relation censée être une relation de confiance, qui entraîne des blessures ou une détresse morale pour la personne âgée qui en est victime.
Elle peut aussi résulter d’une négligence volontaire ou involontaire.
Les types de maltraitance
- Atteintes corporelles : coups, brûlures, chutes provoquées, entraves à la liberté et méthodes de contention.
- Agressions verbales : tutoiement, insultes, humiliation, menaces, infantilisation, chantage, refus de communiquer…
- Abus et spoliation matérielles et financières : la mise sous tutelle abusive, anticipation d’héritage…
- Abus d’autorité et de pouvoir : privations des droits civiques, violation de la liberté religieuse, interdiction de recevoir, de garder contact ou de parler, privation de médicaments…
- Violences psychologiques et morales : absence de considération, chantage, intimidation, harcèlement, non-respect de l’intimité…
Facteurs de risques
- Pour la personne âgée : degré de dépendance physique/psychique, état démentiel …
- Liés au milieu qui accueille : alcoolisme, toxicomanie, fragilité psychologique…
- Par rapport à l’infrastructure : locaux exigus ou non adaptés au degré de dépendance de la personne âgée…
- Pour les professionnels : grande fatigue, comportement irritable, problèmes personnels…
Signes d’alertes
La prévention de la maltraitance passe par l’attention portée aux signes d’alerte, plus ils sont nombreux, plus la situation est à risque.
La personne aidée doit être vigilante (si elle en est capable) aux signes suivants :
- Subit des violences
- Conflits familiaux
- Problème de comportement
- Vision qui semble incorrecte de ses capacités
- Dépendante des soins d’hygiène et d’alimentation
- Comportements addictifs (alcool, drogue)
- Pas de médecin traitant
- Voit très peu des membres de sa famille ou amis
- Porte des traces de chutes ou de blessures suspectes
L’aidant principal doit être vigilant aux signes suivants :
- Cohabitation avec la personne aidée
- Relations conflictuelles
- Difficultés à communiquer avec la personne aidée (cri souvent, geste brusques)
- Ne connaît pas les symptômes de la pathologie de la personne aidée
- Épuisement psychologique et physique
- Sans emploi/dépendant financièrement de la personne aidée
- Comportements addictifs (alcool, drogue) ou problèmes de comportements (violence…)
- Voit très peu des membres de sa famille ou amis
L’épuisement professionnel
Les professionnels (à domicile ou en institution) sont sujets au risque d’épuisement ou « burn-out ».
Le « burn-out » est dû aux conditions de travail, aux relations avec les usagers, leurs proches. Cet épuisement est un risque de maltraitance envers les personnes accompagnées car il entraîne un manque de patience. L’épuisement est aussi un signal d’alerte sur le bien-être physique et psychologique des professionnels. Connaître ses limites, reconnaître sa fatigue, pouvoir parler, être soutenu sont autant d’éléments importants pour le bien-être de tous.
S’il manque un de ces 3 critères, l’équilibre perd son sens et entraîne donc un burn-out :
- Travail en lui-même
- Collègues, ambiance
- Salaire
Maltraitance des personnes âgée et des personnes handicapées
Les facteurs de risque susceptibles d’accroître les possibilités de maltraitance d’une personne âgée peuvent apparaître au niveau de la personne elle-même, la famille, de la communauté et du milieu socioculturel.
- La maltraitance de la personne handicapée est difficile à définir car elle prend des formes diverses. Elle peut être volontaire (abus physique, sexuel et financier) et est qualifié « d’active », ou résulter de négligences, d’oublis, et est dite « passive ». Les personnes handicapées mentales sont plus vulnérables, notamment car elles ont des difficultés à discerner ce qui relève ou non d’un acte de maltraitance et qu’elles ont du mal à exprimer, à présenter des preuves, ou à être entendues lorsqu’elles en sont victimes.
- La maltraitance des personnes âgées est de toutes formes : physique, moral et psychologique, médicamenteuse, financière, négligence active (enfermement) ou passive (absence d’aide à l’alimentation, violation des droits civiques). Les personnes en perte d’autonomie (mentale) sont plus vulnérables.
- La maltraitance en institution recouvre le recours à la contrainte physique à l’égard des patients, non-respect de leur dignité, l’abus ou le défaut de traitement médicamenteux, ainsi que la négligence et la violence morale, ou encore d’un personnel mal formé.
⇨ Les conjoints et les enfants adultes des personnes sont susceptibles d’être responsables d’actes de maltraitance/violence.
La prévention et la prise en charge des cas de maltraitance
- Création du Comité national pour la bientraitance et les droits des personnes âgées et des personnes handicapées
- Création d’un numéro d’appel de signalement des cas de maltraitance : 3977
- Mise en place de programme de formation auprès des aidants, des aides à domiciles, en institution…
La maltraitance des mineurs
Les « enfants maltraités » sont des enfants victimes de violences physiques, d’abus sexuels ; de négligences lourdes ou de violences psychologiques.
Les « enfants à risque de maltraitance » sont les mineurs exposés à des conditions d’existence susceptibles de mettre en danger leur santé, sécurité, moralité ou éducation (donc susceptible d’être maltraité).
Définition de la protection de l’enfance
Elle a pour « but de prévenir les difficultés auxquelles les parents peuvent être confrontés dans l’exercice de leurs responsabilités éducatives, d’accompagner les familles d’assurer, le cas échéant, selon les modalités adaptées à leurs besoins une prise en charge partielle ou totale des mineurs. Mais elle peut aussi prévenir les difficultés que peuvent rencontrer les mineurs privés temporairement ou définitivement de protection de leur famille et d’assurer leu prise en charge.
Loi de protection de l’enfance du 5 mars 2007
Cette loi a réformée la protection de l’enfance et l’enfant en danger. Quand la protection familiale est inadaptée ou insuffisante, l’enfant peut bénéficier d’une protection sociale. Il y a 2 types de protection sociale :
- La protection administrative assurée par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), service départemental sous l’autorité du Président du Conseil Départemental
- La protection judiciaire sous la responsabilité du juge des enfants qui intervient dans deux cas :
- Lorsque l’enfant est en danger ou maltraité
- Lorsque l’enfant commet un délit
⇨ Le signalement : plusieurs acteurs peuvent intervenir en ce qui concerne le signalement d’un mineur en danger ou parait l’être.
⇨ Définition de l’information préoccupante (rajouté en 2007)
L’information préoccupante est une information transmise à la cellule départementale pour alerter le Président du Conseil Départemental sur la situation d’un mineur, bénéficiant ou non d’un accompagnement, pouvant laisser craindre que sa santé, sa sécurité ou sa moralité sont en danger ou en risque de l’être ou que les conditions de son éducation ou de son développement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises ou en risque de l’être.
Protection des majeurs vulnérable
L’incapacité juridique a pour but de protéger les intérêts des personnes qui en sont incapables au regard de l’altération de leurs facultés mentales et physiques ou de certaines condamnations pénales.
La loi du 5 mars 2007 réforme les différentes mesures de protection juridique, elle vise notamment une meilleure prise en compte des droits et de la volonté de la personne protégée et favoriser son autonomie.

Prévention
- Des campagnes de sensibilisation du grand public et des professionnels
- La recherche active (des victimes et des auteurs)
- Des programmes intergénérationnels en milieu scolaire
- Des interventions de soutien aux aidants (y compris la gestion du stress et la prise en charge ponctuelle)
- Des politiques sur les soins en établissement pour définir et améliorer les normes de soins
- La formation des aidants sur la démence
Les efforts visant à répondre aux cas de maltraitance et à les prévenir comprennent des interventions comme :
- Le signalement obligatoire des actes de maltraitance aux autorités
- Les groupes d’entraides
- Les refuges et foyers d’accueil d’urgence
- Des programmes d’aide psychologique pour les auteurs de maltraitance
- Des lignes d’assistance téléphonique pour fournir des informations et orienter
- Un soutien aux aidants
Le soutien apporté aux aidants après un cas de maltraitance réduit la probabilité de récidive.
Comment Réussir le Module 2 aide-soignant ?
Les critères d’évaluation du Module 2 :
En suivant le référentiel du programme de la formation, on sait que le module 2 aide-soignant est évalué selon les critères suivants :
- Identifier les signes de fragilités ou de vulnérabilités potentiels dans les différents domaines de la vie quotidienne et savoir transmettre ses informations.
- Repérer les situations à risques.
- Proposer des mesures prévention.
- Evaluer les mesures mises en œuvre et les réajuster le cas échéant.
Modalités d’évaluation du Module 2 aide-soignant ?
La validation du module 2, repérage et prévention des situations à risque, se fait sur deux aspects, les connaissances et la pratique :
- Évaluation en milieu professionnel : Le tuteur de stage évalue vos compétences sur le terrain en rapport avec le module 2
- Évaluation à l’institut de formation : Le formateur évalue vos compétences lors d’une analyse de situation qui lie les modules 1 et 2.
Le module 2 se fait par l’acquisition de la compétence 2 du référentiel aide-soignant : Identifier les situations à risque lors de l’accompagnement de la personne, mettre en œuvre les actions de prévention adéquates et les évaluer.
Pourquoi réviser le Module 2 avec Info aide-soignant ?
L’année de formation est courte mais elle est très intense. C’est ainsi beaucoup d’efforts qu’il faut fournir entre les cours et les stages. Faire ses propres fiches de révision sur le Module 2 aide-soignant peut être une tâche ardue lorsqu’on a pas ni le temps, ni la patience et encore moins les compétences ; Ou tout simplement parce qu’on ne sait pas quoi mettre en fiche ! Nous synthétisons donc l’ensemble du module 2 à votre place, afin que vous puissiez gagner un maximum de temps pour pouvoir vous concentrer sur l’essentiel : Obtenir votre diplôme.
Vous venez de découvrir un échantillon de 2 cours du module 2 aide-soignant qui font parties de nos fiches de révisions synthétisées du Bloc 1.